Jean-Christophe Klotz consacre un documentaire à l'œuvre de Richard Fleischer sortie en 1973, diffusée en première partie de soirée.
Face caméra, le monteur de la célèbre séquence d’ouverture du film ne cache pas une certaine fierté : « Ça tient la route. Pas plus que celui du Club de Rome le message du film n’est vraiment passé. Lorsque Soylent Green est sorti en salle, la contre-culture américaine dénonçait les excès du consumérisme, deux ans après l’organisation de la première Journée de la Terre. Difficile de dire autrement en revoyant Soylent Green (Soleil vert), film de Richard Fleischer sorti en 1973, tant il se révèle prémonitoire près de cinquante ans plus tard. L’actrice Leigh Taylor-Young, sa partenaire, devient rieuse et enjouée à l’évocation d’anecdotes de tournage, tout en soulignant qu’elle s’appelait « Meuble » dans la fiction, les femmes y étant considérées comme du mobilier, et non comme des êtres humains. C’est pourquoi il serait dommage de rater sa rediffusion, suivie du documentaire de Jean-Christophe Klotz qui lui est consacré, même si le titre (Soleil vert, alerte rouge : quand Hollywood sonnait l’alarme) est survendeur – c’est Richard Fleischer, pas Hollywood, qui sonnait l’alarme.
En juxtaposant des images du film d'anticipation sorti en 1973 à celles de notre réalité, le documentariste Jean-Christophe Klotz en souligne l'étonnante ...
- 21h10 [jusqu’au 27 mars 2023 sur Arte.tv](https://www.arte.tv/fr/videos/106690-000-A/soleil-vert-et-alerte-rouge-quand-hollywood-sonnait-l-alarme/)). Avertissement sur les pénuries et les crises à venir, constat de la hausse du CO2 dans l’atmosphère : les alertes étaient déjà lancées, en 1972. [Dennis Meadows](https://www.nouvelobs.com/idees/20220501.OBS57899/dennis-meadows-le-systeme-actuel-va-disparaitre.html) publiait son rapport sur « les limites à la croissance ». Les campements de sans-abri de Hollywood Boulevard à Los Angeles sont identiques à ceux du film, constate le cinéaste Joe Dante. Voici une soirée qui rappelle le pouvoir parfois prophétique de la science-fiction : « Soleil vert », de Richard Fleischer (1973) - diffusé à 20h50 -, se déroule à New York en 2022 et saisit par sa résonance contemporaine.
1973. Richard Fleischer signe Soleil vert, film SF visionnaire qui alerte sur les catastrophes climatiques et environnementales à venir.
Place à l’écran aux marginaux, aux faibles, aux coins sombres et à la remise en question. C’est l’époque de la contre-culture et le cinéma US n’est pas en reste. Le Watergate et la guerre du Vietnam ont plus que jamais divisé l’Amérique.
Arte rediffusera ce film d'anticipation avec Charlton Heston, qui met en garde contre une catastrophe climatique ressemblant beaucoup à ce qu'on vit ...
C'est un véritable cri d'alerte, lancé par un cinéaste et une star qui adhéraient complètement à ce plaidoyer écolo pensé pour faire changer les mentalités du public. [Soleil vert](https://www.premiere.fr/film/Soleil-vert) se déroule en 2022 quand les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Greenberg du roman éponyme de Harry Harrison (avec lequel il prend des libertés importantes), c'est une oeuvre politique et écologique marquante, qui est d'autant plus forte à revoir aujourd'hui.
A lire sur AlloCiné : "Soleil Vert", un classique de la Science-Fiction hors du commun d'un atroce pessimisme, est diffusé sur Arte. L'occasion de constater ...
"Depuis 1972, le monde a continué à accroître son empreinte écologique, c’est-à-dire la surface de terre nécessaire pour fournir les ressources (céréales, fourrage, bois, poisson et surfaces urbaines) et absorber les émissions de GES [gaz à effet de serre] de la société mondiale. Un peu plus près, encore, du scénario apocalyptique du chef-d'oeuvre terrifiant de Richard Fleischer, qui gagnerait certainement à être désormais rangé au rayon des documentaires plutôt que la Science-Fiction... Le constat, lui, est sans appel : "la réponse du monde à notre avertissement a été et est toujours bien trop timide". En fait, l'impact du film et les discussions autour du débat sur l'écologie furent nettement amplifiés par le célèbre rapport du Club de Rome, intitulé Halte à la croissance. "Le monde s’est donné pour objectif d’accroître la population et le niveau de vie matériel de chaque individu... L’analyse pessimiste du Club de Rome se confirmait : le monde allait manquer de matières premières ou d’énergie, et le pouvoir sur les marchés appartenait désormais aux producteurs". En somme, de ne pas livrer un film de SF assez intemporel, dans la veine de ce que fit brillamment La scène des émeutes d'une population affamée, privée de soleil vert et littéralement ramassée par des pelleteuses, est à ce titre on ne peut plus éloquente. Dans ce monde de chaos absolu, la seule chose qui fonctionne à peu près, c'est encore la Police, dont le gouvernement gonfle les effectifs dans un seul but : empêcher les émeutes. Au cinéma, outre les Thrillers conspirationnistes, les films catastrophes et de SF anxiogènes ont le vent en poupe : Les arbres, les animaux ont disparus, victimes de la déforestation, la surexploitation, et la pollution. Et la firme vient justement d'introduire un nouvel aliment que la population s'arrache : le Soleil Vert, prétendument fabriqué à partir de plancton hautement énergétique.
En 1973, le cinéaste Richard Fleischer, aidé de Charlton Heston et d'Edward G. Robinson, pointait avec talent les raisons qui font que notre planète est en danger… NOTRE AVIS (***) « Soleil vert » nous ...
Un grand film conscient des réalité de notre avenir, avec Charlton Heston et Edward G. Après « La Forêt interdite » (1958) de Nicholas Ray, film sur le sauvetage de la faune dans les Everglades, « Soleil vert » frappe fort, avec courage et sans effets spéciaux, et fut le premier long métrage de SF policier, âpre, dur et sans concession, dix ans avant « Blade Runner » de Ridley Scott, plus romantique. Un grand film et un cri d’alerte sur la vie sur Terre avec la surpopulation, l’épuisement des ressources naturelles qui conduisent à la misère, et, inévitablement à des émeutes.