Genocide

2022 - 4 - 4

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Guerre en Ukraine : Varsovie dénonce un 'génocide', Madrid en ... (RTBF)

"Ces massacres sanglants commis par des Russes, des soldats russes, méritent d'être appelés par leur nom. C'est un génocide, et il doit être jugé", a déclaré à ...

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L'Espagne et la Pologne évoquent un possible “génocide ... (7sur7)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a évoqué lundi un possible "génocide" en Ukraine après le massacre de civils mis au jour à Boutcha, près de Kiev, ...

Guerre en Ukraine: Zelensky accuse la Russie de "génocide" (Anadolu Agency)

Le président ukrainien a souligné la nécessité de poursuivre en justice le président russe Vladimir Poutine et tous les chefs militaires russes impliqués dans ...

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Guerre en Ukraine: les chefs d'Etat européens condamnent le ... (Le Soir)

Emmanuel Macron s'est déclaré lundi « favorable » à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie, en évoquant le pétrole et le ...

C’est un génocide, et il doit être jugé », a déclaré à la presse Mateusz Morawiecki. « C’est pourquoi nous proposons de mettre en place une commission internationale pour enquêter sur ce crime de génocide. » Les Occidentaux ont dénoncé des « crimes de guerre » ou réclamé une enquête pour établir les faits. Les voix de ceux qui sont assassinés », a-t-il encore déclaré s’adressant au chancelier allemand Olaf Scholz. Celles et ceux qui ont été à l’origine de ces crimes devront en répondre » car « il n’y aura pas de paix sans justice », selon lui. De nouvelles sanctions contre la Russie se préparent. De nouvelles sanctions contre la Russie se préparent.

Le Premier ministre espagnol évoque un possible « génocide » en ... (La Pause Info)

Lors d'un forum économique ce lundi, un possible "génocide" en Ukraine a été évoqué par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, suite au massacre de ...

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Guerre en Ukraine: l'Europe évoque un «génocide» et discute de ... (Sudinfo.be)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fustigé les « meurtriers, tortionnaires, violeurs, pilleurs » russes, après le retrait russe de Boutcha, dans la ...

Plus de 500.000 personnes sont retournées en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, a annoncé dimanche le ministère ukrainien de l’Intérieur. Du côté de Moscou, on anticipe déjà un éventuel alourdissement des sanctions. Comme bien d’autres, il est angoissé, car « les bombardements peuvent commencer à tout moment ». Le nombre total de morts reste encore incertain. Les Européens, révoltés par les images de dizaines de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev, discutent lundi d’un alourdissement des sanctions contre Moscou, accusé de « génocide » en Ukraine mais qui nie en bloc et dénonce une provocation. Les Européens, révoltés par les images de dizaines de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev, discutent lundi d’un alourdissement des sanctions contre Moscou, accusé de « génocide » en Ukraine mais qui nie en bloc et dénonce une provocation.

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"Génocide", "barbarie", "atrocités"... L'horreur de Boutcha s'affiche en ... (BFMTV)

Les images de centaines de corps gisant dans les rues de cette ville située près de Kiev dimanche ont saisi la communuaté internauté d'effroi.

Saisie d'effroi face aux images insoutenables, la communauté internationale a dénoncé des crimes de guerre. En Espagne, le quotidien El Mundo dénonce "un massacre de civils", tandis que ABC reprend le terme de "crimes de guerre". "La barbarie", titre Libération ce lundi matin.

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Ukraine: le "génocide" et les "crimes de guerre" de Boutcha ... (Moustique)

Selon plusieurs dirigeants européens, les meurtres de civils dans la ville de Boutcha, en Ukraine, constituent des "crimes de guerre" qui ne "peuvent rester ...

Début mars, le procureur de la Cour pénale internationale avait annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête sur la situation en Ukraine et de possibles crimes de guerre. Des photos ont révélé des fosses communes et lieux jonchés de cadavres, visiblement des civils, dans des quartiers proches de Kiev venant d’être repris aux troupes russes. Selon plusieurs dirigeants européens, les meurtres de civils dans la ville de Boutcha, en Ukraine, constituent des "crimes de guerre" qui ne "peuvent rester impunis".

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Guerre en Ukraine : Kiev accuse Moscou de "génocide", de ... (France Bleu)

Au 40e jour de l'offensive russe en Ukraine ce lundi, Kiev accuse la Russe de "génocide" après la découverte de nombreux corps à Boutcha après le départ des ...

Quelque 90% des personnes qui ont fui l'Ukraine sont des femmes et des enfants, les autorités ukrainiennes n'autorisant pas le départ des hommes en âge de porter les armes. Les Etats baltes ont annoncé la cessation de leur importation de gaz russe, et le président lituanien Gitanas Nauseda, a appelé le reste de l'UE à les suivre. L'Allemagne, comme les autres pays de l'UE, refuse tout versement en roubles à Moscou, mais, particulièrement dépendante du gaz russe, elle a indiqué vendredi vouloir analyser les conséquences concrètes de ce décret du Kremlin. De son côté, le Kremlin a démenti toute exaction de son fait. Pour Moscou, contrôler Marioupol permettrait d'assurer une continuité territoriale de la Crimée jusqu'aux deux républiques séparatistes prorusses du Donbass, Donetsk et Lougansk. Une partie des missiles a été abattue par la défense aérienne", a écrit Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien, sur son compte Telegram. À ce stade, il y a 23 victimes, dont des enfants. Le président ukrainien a fustigé des "meurtriers, tortionnaires, violeurs, pilleurs" après le massacre mis au jour à Boutcha, près de Kiev. Cette macabre découverte devrait entraîner de nouvelles sanctions occidentales contre Moscou. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse la Russie de commettre un "génocide" en Ukraine pour éliminer "toute la nation", après la découverte de nombreux corps à Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev, à la suite du départ des forces russes. Le porte-parole du président ukrainien, Serguiï Nikiforovil, a pour sa part déclaré : "Nous avons trouvé des fosses communes. Dimanche, la procureur générale d'Ukraine Iryna Venediktova a annoncé la découverte des corps de 410 civils dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes. "Je veux que tous les dirigeants de la Fédération de Russie voient comment leurs ordres sont exécutés. Ce genre d'ordres (...). Et ils ont une responsabilité commune.

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Guerre en Ukraine – Après le «génocide» de Boutcha, l'UE prévoit ... (lematin.ch)

Les Européens, révoltés par les images de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev, élaborent un alourdissement des sanctions contre Moscou, accusé de ...

Les pays baltes sont désormais desservis par des réserves de gaz stockées sous terre en Lettonie.Les États-Unis ont interdit l’importation de pétrole et de gaz russes peu après l’invasion de l’Ukraine, mais pas l’UE, qui s’approvisionnait en Russie à hauteur de 40% environ en 2021.Du côté de Moscou, on anticipe déjà un éventuel alourdissement des sanctions. Selon la procureure générale d’Ukraine, Iryna Venediktova, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes, qui s’en sont retirées pour se redéployer vers l’est et le sud.L’AFP a vu, samedi, les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements civils dans des rues à Boutcha, tuées d’«une balle dans la nuque», aux dires du maire, Anatoli Fedorouk. Moscou a démenti toute exaction de son fait et annoncé, lundi, qu’elle allait enquêter sur une «provocation» visant à «discréditer» les forces russes en Ukraine. La Russie a même demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour statuer sur les «provocations haineuses» commises, selon elle, par «des radicaux ukrainiens» à Boutcha.Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Martin Griffiths, est arrivé dimanche soir à Moscou, et devait se rendre à Kiev, mandaté pour rechercher un cessez-le-feu humanitaire en Ukraine. Jusqu’à présent, la Russie refusait toute visite d’un haut responsable de l’ONU ayant l’Ukraine pour sujet principal.Les Occidentaux veulent désormais adopter de nouvelles mesures contre Moscou, après avoir déjà acté plusieurs trains de sanctions depuis le 24 février, et le début de l’invasion russe, ciblant massivement des entreprises, des banques, des hauts responsables, des oligarques, et interdisant l’exportation de biens vers la Russie.Quelles sanctions? Après le «génocide» de Boutcha, l’UE prévoit des sanctions contre MoscouLes Européens, révoltés par les images de cadavres retrouvés dans les environs de Kiev, élaborent un alourdissement des sanctions contre Moscou, accusé de «génocide» en Ukraine. Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, a expliqué que Bruxelles discutait en «urgence» de nouvelles sanctions contre Moscou.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fustigé les «meurtriers, tortionnaires, violeurs, pilleurs» russes, après le retrait russe de Boutcha, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, et la découverte sur place d’un grand nombre de corps de civils dans des fosses communes ou dans les rues.

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Le Premier ministre espagnol évoque un possible “génocide”en ... (BX1)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a évoqué lundi un possible “génocide” en Ukraine après le massacre de civils mis au jour à Boutcha, près de Kiev, ...

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Zelensky à Boutcha: “Ce sera reconnu par le monde comme un ... (7sur7)

Le président Volodymyr Zelensky s'est rendu lundi à Boutcha, ville proche de Kiev récemment reprise par les troupes ukrainiennes où il a dénoncé les ...

Na de gruwel van Boetsja: is dit een genocide? Moet Poetin zich ... (Het Nieuwsblad)

De gruwel van Boetsja blijft aan de ribben plakken. De Oekraïense president Zelenski spreekt van een genocide, net als de Spaanse en de Poolse premier, ...

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Depuis Boutcha, Volodymyr Zelensky dénonce "un génocide" (Le HuffPost)

Le président ukrainien s'est rendu ce lundi dans la ville de Boutcha, non de Kiev, où des dizaines de corps ont été découverts après le retrait de la ...

Gilet pare-balles sur le dos et entouré de militaires ukrainiens, il a dénoncé ce massacre qui a selon lui été perpétré par Moscou. “Chaque jour, lorsque nos forces entrent dans nos villes, elles les libèrent. C’est très difficile d’en parler, de s’exprimer lorsqu’on voit ce que (l’armée russe) a fait. Les bombardements y ont cessé jeudi.

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Varsovie propose une commission d'enquête internationale sur «le ... (Le Soleil)

Mateusz Morawiecki a également appelé à de nouvelles sanctions de l'Occident envers la Russie et comparé le président russe Vladimir Poutine à de sanglants ...

Les voix de ceux qui sont assassinés», a-t-il encore déclaré s'adressant à Olaf Scholz. «Monsieur le président Macron, combien de fois avez-vous négocié avec Poutine, qu'avez-vous obtenu? Mateusz Morawiecki a également appelé à de nouvelles sanctions de l'Occident envers la Russie et comparé le président russe Vladimir Poutine à de sanglants dictateurs du passé.

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Depuis Boutcha, Volodymyr Zelensky dénonce le « génocide ... (Paris Match Belgique)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu lundi à Boutcha, ville proche de Kiev récemment reprise par les troupes ukrainiennes où l'armée russe est ...

L’AFP y a vu samedi les cadavres d’au moins 22 personnes portant des vêtements civils dans des rues. La petite ville située au nord-ouest de Kiev a été occupée par l’armée russe dès le 27 février, restant inaccessible pendant plus d’un mois. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu lundi à Boutcha, ville proche de Kiev récemment reprise par les troupes ukrainiennes où l’armée russe est accusée d’avoir commis un « massacre » sur la population civile.

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Ukraine : crimes de guerre, génocide... De quoi parle-t-on ... (L'Express)

La découverte de fosses communes et de cadavres jonchant les rues des villes libérées en Ukraine indigne la communauté internationale, qui dénonce ces ...

En tant que consigne générale émanant d'un pouvoir politique ou militaire, il se différencie du crime de guerre, plus sporadique. "Un crime de guerre peut ainsi se définir par une violation des conventions de Genève", explique le géographe Jean-François Martin. C'est un génocide, et il doit être jugé", a déclaré à la presse Mateusz Morawiecki. Né d'un contexte particulier - la déportation et l'extermination en masse du peuple juif -, le concept de crime contre l'humanité a été généralisé à la législation internationale par une résolution de l'ONU votée en 1948. C'est également elle qui a la compétence de juger les crimes de génocide et les crimes contre l'humanité. Elle a d'ailleurs ouvert une enquête, le 2 mars, sur les actes répréhensibles de la Russie en territoire ukrainien.

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Guerre en Ukraine : quelles différences entre « génocide », « crime ... (La Croix)

Volodymyr Zelensky a accusé lundi 4 avril Moscou de « génocide » et de « crimes de guerre » dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Ces deux notions, de même que celle de « crime contre l’humanité », sont définies précisément par le droit international. Pour être caractérisé, il doit tout d’abord comporter un « élément psychologique ». En d’autres termes, il faut prouver qu’il existe l’objectif de « détruire tout ou partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Une intention difficile à établir. Pour être caractérisé, l’acte doit donc comporter un élément contextuel en plus de l’élément psychologique. Parmi les actes incriminés figurent notamment l’extermination, la déportation, la torture, l’esclavage sexuel ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable et les disparitions forcées. Le terme avait été employé pour la première fois par l’avocat polonais Raphaël Lemkin, dans son ouvrage Le Règne de l’Axe en Europe occupée, publié en 1946. Des centaines de corps de civils ont été retrouvés à Boutcha, après le départ des forces russes.

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Massacre de Boutcha: peut-on parler de "génocide" en Ukraine? (BFMTV)

Alors que l'indignation et les condamnations se propagent à l'échelle internationale, le massacre de Boutcha pourrait être au centre d'une bataille ...

Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux français, a promis à celle-ci "l'appui opérationnel de la France dans leurs enquêtes concernant les crimes de guerre". "Tout ceci est constitutif de crimes de guerre. "Il fait référence au but de guerre affiché par Vladimir Poutine: dénazification, renversement du gouvernement , suppression du statut étatique de l'Ukraine, fusion entre les deux peuples. "C'est un génocide. L'élimination de toute la nation et de son peuple. À l'heure actuelle, une enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes russes a déjà été lancée à l'échelle internationale. Ce dernier ajoute que la question est également historique.

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L'Espagne et la Pologne évoquent un possible “génocide” en Ukraine (7sur7)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a évoqué lundi un possible "génocide" en Ukraine après le massacre de civils mis au jour à Boutcha, près de Kiev, ...

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Massacre à Boutcha: Varsovie réclame la mise en place d'une ... (RFI)

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a accusé les Russes d'avoir commis un génocide et demandé à renforcer les ...

La Pologne a annoncé un embargo sur les importations de charbon en provenance de Russie et adopté un projet de loi en ce sens le 29 mars dernier. Pour le Premier ministre polonais, une commission d'enquête internationale est indispensable pour connaître l’étendue des crimes russes. « Il faut rompre tous les liens commerciaux avec la Russie sans attendre », a déclaré Mateusz Morawiecki, citant l’importation d’énergies russes.

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Génocide ou crimes de guerre contre les civils en Ukraine? (Le Devoir)

Arrivé lundi à Boutcha, dans les environs de Kiev, le président ukrainien a accusé la Russie de génocide. La population est-elle la cible de ce crime ? La ...

Ratko Mladic, surnommé le « Boucher des Balkans », a vu sa condamnation à perpétuité pour les crimes de guerre commis durant la guerre de Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995 confirmée par la CPI en 2021. Ce peut être autant le soldat qui a activé le lance-missile que ceux qui ont ordonné les opérations militaires. Mais, pour cette raison, ce crime est beaucoup plus difficile à prouver que le crime de guerre, souligne Mme Paradelle. Et pour les crimes contre l’humanité, le fait d’obéir aux ordres n’est pas une défense valable, rappelle-t-elle. Il est prouvé lorsqu’une « attaque générale ou systématique contre la population civile » est démontrée, rapporte la professeure Paradelle. On parle donc de crimes de grande ampleur, ou encore répétés. La découverte de deux ou trois civils morts dans les rues d’une ville ne peut témoigner d’un crime contre l’humanité : « il doit y avoir une attaque massive » ou commise à de nombreuses reprises. La preuve ne le démontre pas, du moins, pas pour l’instant, juge la professeure de droit de l’Université d’Ottawa Muriel Paradelle, spécialiste des violences extrême et de masse. Pour le moment, elle ne voit pas d’éléments indiquant que Vladimir Poutine aurait l’intention de tuer tous les Ukrainiens. Et si c’était le cas, éradiquerait-il aussi les populations russophones et prorusses de l’est du pays, qui sont aussi des Ukrainiens ? demande l’experte.

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Le massacre de Bucha, un génocide? (Le Soleil)

Les images insoutenables du massacre de civils à Bucha (ou Boutcha) suggèrent qu'une nouvelle étape a été franchie dans le conflit en Ukraine.

Il y a une dynamique qui est quand même complexe qui n’est pas encore jouée, qui dépend des Russes, des proches du pouvoir.»Quant à la tenue éventuelle de procès pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, le professeur Mégret rappelle que des enquêtes sont ouvertes, mais qu’il pourrait s’écouler «plusieurs mois» avant que des actes d’accusation soient lancés et que les responsables soient arrêtés. «On n’est pas dans l’immédiateté. Il faut trouver les responsables, amasser des preuves […]. Pour l’ex-Yougoslavie, ça avait été assez long avant que des mandats d’arrêt soient lancés. La justice suit son cours, elle fait partie de stratégie de dissuasion, mais ça n’opère pas par magie, ça ne va pas en un instant arrêter les comportements criminels», souligne le spécialiste en droit international, ajoutant qu’on a en plus affaire à un régime qui ne collabore pas, qui a même nié avoir été à l’origine du massacre de Bucha.Frédéric Mégret mentionne toutefois qu’il y a dans l’armée russe des officiers de métier «qu’on imagine assez bien formés aux conventions du droit de la guerre, qui savent qu’ils ont une responsabilité de punir les responsables […] et que leur responsabilité peut être engagée s’ils ne le font pas, donc ça crée quand même des pressions». «On peut imaginer qu’il y a certains officiers généraux russes qui n’ont pas envie qu’on se souvienne d’eux dans l’histoire comme des criminels de guerre», dit le professeur. Mais ça pourrait être beaucoup plus que ça : on pourrait avoir une politique de négligence par rapport aux conséquences sur les civils, ou avoir quelque chose de beaucoup plus délibéré», détaille Frédéric Magret.Selon lui, l’idée de la «dénazification» de l’Ukraine, chère au Kremlin, «c’est une idée qui a un peu des relents de crimes contre l’humanité [dans la mesure où] il s’agit d’épurer l’Ukraine». «Mais je ne suis même pas sûr que ce qu’on voit là soit lié à la propagande du Kremlin», analyse-t-il.Le professeur souligne au passage qu’il y a dans les forces russes des «troupes aguerries» qui peuvent avoir fait la guerre en Georgie ou en Tchétchénie et qui ne sont pas des «enfants de choeur». «On a aussi des appelés, qui sont fatigués, mal formés, avec une discipline du feu très faible. On n’en est pas là», explique le professeur Mégret, tout en soulignant que «ce n’est pas parce que ce n’est pas du génocide que ce n’est pas grave», évidemment. Frédéric Mégret rappelle qu’entre les crimes de guerre et le génocide, il y a les crimes contre l’humanité. «Ça, c’est plus plausible. De la manière dont ils [les civils de Bucha] ont été tués, donc vraisemblablement exécutés, ce ne sont pas des opérations militaires qui ont mal tourné […], c’est vraiment une volonté délibérée, et si c’est répété à grande échelle, ça peut être constitutif de crimes contre l’humanité», explique le spécialiste.Il faudrait alors prouver qu’à un moment, un haut gradé de l’armée ou «un politique» ait donné l’ordre d’exécuter des civils ou montré un certain degré de planification, précise-t-il. «Mais si c’est un officier russe local qui prend une initiative parce qu’il pète un câble et tire partout, ce n’est pas du crime contre l’humanité, ça demeure du crime de guerre.»En somme, la question est de savoir quel est le degré de planification, dans quelle mesure le massacre s’inscrit dans une politique délibérée ou correspond à des excès commis par quelques individus, résume Frédéric Mégret.«Là, il est un peu tôt pour le dire, mais si on ajoute tous les rapports qui ont émergé depuis le début de la guerre, on voit bien qu’au minimum on a une armée russe qui contrôle mal ses troupes, qui a un problème de discipline, qui ne contrôle pas très bien la soldatesque. Outre l’imposition attendue de nouvelles sanctions économiques, l’exclusion de la Russie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une proposition américaine qui devrait être votée cette semaine, trois semaines après l’exclusion du pays du Conseil de l’Europe, «fait partie des petites mesures qui, les unes après les autres, renforcent l’isolement de la Russie», rappelle Frédéric Mégret. «Malheureusement, on ne peut pas vraiment dire que cet isolement a beaucoup d’effets, mais on est un peu limité par les moyens qu’on a une fois qu’on a exclu la guerre. «La grande question aujourd’hui, c’est l’acceptabilité en Europe de continuer d’acheter du pétrole et du gaz à la Russie», dit Frédéric Mégret, selon qui «on peut penser que d’autres sanctions vont être imposées» au pays. L’arme ultime, c’est quand même l’interruption de toute relation commerciale avec la Russie. Mais même si on en arrivait là, ce n’est pas évident que ça ferait plier la Russie tout de suite. Je ne crois pas qu’ajouter la guerre à la guerre soit une solution», dit le professeur.À son avis, en matière de réplique occidentale, «il y a encore de la marge de manœuvre», notamment à travers les sanctions économiques et commerciales. Les États-Unis ont interdit l’importation de gaz et de pétrole russes, mais pas l’Union européenne, qui s’approvisionnait en Russie à hauteur de 40 % environ en 2021, rappelait l’AFP lundi. Des corps avec les pieds et les mains coupés, des femmes violées, des enfants tués. Pour le président ukrainien, ce massacre «sera reconnu comme un génocide». Le premier ministre espagnol et son homologue polonais ont aussi utilisé ce terme, tout comme la journaliste Tetyana Ograkova, responsable du département international à l’Ukraine Crisis Media Center, qui a évoqué des «actes génocidaires» à Bucha. Pour le professeur Frédéric Mégret, spécialiste en droit international, les images qui ont circulé laissent croire à au moins des crimes de guerre. «Des civils ont été tués par des troupes russes, ce qui est clairement interdit par les conventions de Genève. […] Mais le fait que certains civils aient été tués ne dénote pas en tant que tel une volonté d’exterminer le peuple ukrainien. L’Organisation des Nations unies (ONU) et plusieurs pays occidentaux ont fait part de leur indignation après la découverte en fin de semaine de dizaines de corps de civils à Bucha, au nord-ouest de Kyiv. Certains, mains attachées dans le dos, semblaient avoir été exécutés d’une balle dans la nuque.

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